mardi 14 juin 2011

It's been long.


Je sais, je ne suis plus venue sur ce blog depuis un long moment (si vous vous demandez pourquoi, allez faire un tour du coté de http://kittyatari.tumblr.com/).

Mais tout d'un coup me reprends l'envie d'écrire, l'envie de mettre sur écran mes pensées et autre.

Pour les nouvelles, je bosse maintenant en tant que réceptionniste dans une auberge de jeunesse, et ces derniers mois ont été comment dire.... Plutôt le bordel. Je suis passée de job en jobs, me suis retrouvée sans trop d'argent pour vivre et je vois enfin le bout du tunnel arriver, ce fut de longs et durs moi (Oui oui, ctb.)

Après plusieurs semaines d'euphorie et de bonheur au boulot (j'ai trouvé l'boulot parfait toussa, vraiment pas à me plaindre pour un sou) me viens l'envie d'écrire, et pas sur mon bonheur, parce que bon c'est un peu saoulant à entendre, mais sur la vie.


Nous vivons dans une drôle d'époque, après tout. Notre génération a découvert l'accès a l'information facile en grandissant. Je suis née avec la NES, grandi avec la PS1 et a l'adolescence je découvrais windows XP. Notre monde va vite, très vite, trop vite. La technologie bouge et ne s'arrête pas, il n'y a pas 5ans nous étions toujours entrain de jouer a Snake sur nos vieux téléphones, aujourd'hui nous avons angry bird, des écrans tactiles et, dans moins d'un an, nos téléphones aujourd'hui dernier cri seront dépassés, bons à jeter...Parce qu'une nouvelle idée encore plus folle aura germé. La technologie bouge et change de jour en jour, nous évoluons vers l'inconnu et nous ne savons pas ce qui arrivera après. Nous ne prenons plus le temps. Face à l'accès facile, nous n'essayons plus de nous arrêter deux minutes et regarder vers le ciel.


Pourquoi tomber amoureux quand on a acces a la pornographie facile. Pourquoi lire un livre quand google peut nous donner les informations dont on a besoin. Pourquoi sortir et voir du monde quand on peut rester en contact grâce a skype et a facebook. Plus même besoin de rester enfermé chez soi pour ça maintenant, on y a accès partout, dans la rue, dans le train,... On ne s'arrête plus pour vivre. Pour profiter. On veut voir plus, savoir plus, et on le fait facilement. Plus besoin de se prendre la tête à découvrir de nouveaux groupes, last.fm nous propose quoi écouter dans notre style de musique. Plus besoin d'aller au cinéma, les films sont disponibles gratuitement a l'autre bout du clic. Plus besoin d'aller au musée quand on a google images. La culture se détruit. Nous oublions ce que c'est de se prendre la tête à apprendre, nous oublions d'être autodidacte (Nous avons tout un tas de tutoriel pour ça).

C'est là tout la magie et le malheur de cette nouvelle génération. Nous avons appris à grandir avec ça, mais la génération qui nous suit est directement dedans. L'orthographe n'a plus de sens d'exister, la génération sms est là pour l'oublier. Tout est en face de nous, à portée de main. L'amusement, l'information, la vie sociale, le sexe. Plus besoin de chercher maintenant, il suffit de poser ta main sur ta souris, et un nouveau monde s'ouvre à toi. Ou se ferme plutôt.

L'amour n'existe plus. Dans un monde ou tous les tabous sont levés, nous avons oublié ces anciennes règles qui ont régi tant de gens avant nous si longtemps. Nous avons les divorces, la pilule, le contrôle de soi et des autres comme on veut, nous sommes "libéralisés", mais à quel prix. Nous avons oublié le gout du bonheur, comment profiter de chaque petite chose. Nous avons oublié qu'il peut exister une personne faite pour nous quelque part sur cette terre. Nous n'en avons plus besoin, car maintenant on peut se passer de tout, même de quelqu'un pour partager notre vie. Toute relation en arrive à avoir une date de péremption. Si ce n'est quand les enfants on l'âge de le comprendre, c'est bien avant d'en arriver à ce point. Ou c'est au milieu, ce qui est bien dramatique.

Nous offrons à nos enfants un monde bien triste, mais plein d'espoir. Un jour peut-être, nous retrouverons le gout de la vie... En attendant, cherchons sur google la définition du mot bonheur.




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire